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note de présentation
Les œuvres sont présentées sous forme de scroll chronologique, suivant l’ordre de leur création, du plus ancien au plus récent. Ce choix permet de parcourir le travail de manière linéaire, même si celui-ci ne suit pas nécessairement un développement continu ou homogène.
Précision : Les œuvres présentées sur ce site sont réalisées avec des techniques humides (encre et aquarelle très diluées), impliquant volontairement une part d’accident et d’imprévu. Le papier peut présenter des plis, déformations, micro-déchirures ou irrégularités de surface. Ces altérations ne sont pas des défauts mais font partie intégrante du processus de création et de la matérialité des œuvres.
peintures
2026
Maladie Tropicale

Maladie Tropicale
2026
Encre sur papier crépon
45 x 100 cm
17,7 x 39,3 in
Maladie Tropicale (I,II,III)



Maladie Tropicale (I,II,III)
2026
Encre sur papier
41,5 x 29,5 cm
16,3 x 11,6 in
Maladie Tropicale, avec noix de coco (I,II)


Maladie Tropicale, avec noix de coco (I,II)
2026
Encre sur papier
24 x 32 cm
9.45 × 12.60 in
Maladie Tropicale (x7)
Maladie Tropicale (x7)
2026
Encre sur papier
24 x 32 cm
9.45 × 12.60 in
note d’intention
” Le travail part d’un geste simple et répété : plier le papier, le déplier, laisser apparaître la grille. Dans chaque case ainsi formée, le même paysage — inlassablement reproduit, jamais tout à fait identique. La grille n’est pas un cadre formel imposé de l’extérieur, mais une structure produite par le papier lui-même, une mémoire du pli. La répétition du motif à l’intérieur de cette structure interroge la relation entre le sériel et le sensible : jusqu’où un paysage reste-t-il reconnaissable, jusqu’où se dissout-il dans sa propre multiplication ?
Ce travail s’appuie sur un fait établi par les neurosciences : voir le Sahara en vrai ou le voir en image active les mêmes zones du cerveau. La représentation n’est pas un substitut appauvri du réel — elle est, neurologiquement, le réel. C’est cette équivalence qui est au cœur de ma pratique : si l’image du paysage produit le même effet que le paysage lui-même, que se passe-t-il quand on la répète, la sature, la défait ? Jusqu’où l’image tient-elle avant de cesser de déclencher quoi que ce soit ?
Les œuvres récentes, comme Maladie Tropicale, poussent cette question dans une autre direction — non plus par la répétition organisée, mais par le débordement. L’aquarelle et l’encre bavent, le support froissé refuse la planéité, le motif se sature jusqu’à disparaître. Travailler à la limite de l’image, là où elle cesse d’être lisible, c’est aussi travailler à la limite de ce qu’elle est capable de produire en nous.
Pourtant, tout cela reste de la peinture — et peut-être avant tout une affaire sensible. Le protocole, la répétition, la question neurologique : rien de tout cela ne dissout entièrement le geste, la couleur, la matière. Il y a dans l’aquarelle et l’encre qui débordent quelque chose qui résiste à l’explication — quelque chose de difficile à nommer.
Est-ce que la peinture produit un effet parce qu’elle représente quelque chose, ou malgré ce qu’elle représente ? La question reste ouverte. Ce qui est certain, c’est qu’elle se joue d’abord là, sur le papier, dans ce qui arrive entre la matière et celui qui regarde — avant les mots, avant le sens. “
Olivier Lecreux
2025
2023
2021
2020
2019
Doubles Plages (x2)
Doubles Plages (x2)
2019
Aquarelle sur papier
45 × 30 cm
17,7 × 11,8 in
Érosion (x3)
Érosion (x3)
2019
Aquarelle sur papier
30 × 39,5 cm
11.8 × 15.6 in
Morbihan
Morbihan (x5)
2019
Aquarelle sur papier
40 × 30 cm
15.8 × 11.8 in
2018
Taïga
Taïga (x5)
2018
Aquarelle sur papier
29,7 × 21 cm
11.7 × 8.3 in
Vénus
Vénus (x18)
2018
Aquarelle sur papier
29,7 × 21 cm
11.7 × 8.3 in
2017
Carnet de Motifs
Carnet de Motifs
Octobre-Décembre 2017
Échelles
Échelles (x4)
2017
Huile sur papier
32 × 24 cm
12.6 × 9.4 in
Grilles (x30)
Grilles (x30)
2017
Feutre sur papier
32 × 24 cm
12.6 × 9.4 in
Grilles Emojis(x10)
Grilles Emojis (x10)
2017
Aquarelle sur papier plié
21 x 29,7 Cm
8.3 x 11.7 in
Grilles pliées (x44)
Grilles Pliées (x44)
2017
Aquarelle sur papier plié
21 x 29,7 Cm
8.3 x 11.7 in
2016
Paysages (x12)
Paysages (x12)
2016
Aquarelle sur calque plié
29,7 × 21 cm
11.7 × 8.3 in
2015
Nus (x7)
Nus (x7)
2015
Huile sur papier
40 × 30 cm
15.8 × 11.8 in
2014
Fenêtres Brune
Fenêtres Brunes (x8)
2014
Aquarelle sur papier brun
29,7 × 21 cm
11.7 × 8.3 in
Insults (x8)
Insults (x8)
2014
Encre sur papier
29,7 × 21 cm
11.7 × 8.3 inches
People & Politics
People & Politics
2014
Encre sur papier
29,7 × 21 cm
11.7 × 8.3 inches
2011
Spires
Spires
2011
Encre sur papier
32 x 24 cm
12.5 × 9.5 in
performances
(2005 – 2012)
Trop d’images
Quelques corps anonymes, immobiles, une lampe, une salle blanche, quinze minutes… L’œuvre d’Olivier Lecreux est délibérément simple et dépouillée ; concentration drastique sur un petit nombre d’éléments, grammaire rude et ascétique qui révèle un univers oscillant entre tragédie, gravité et burlesque. Avec des moyens volontairement limités, il crée des images (ses performances) aussi excessives dans leur sujet que dans leur dynamique. Comme les baroques, nous sommes des créateurs effrénés d’images ; mais secrètement, nous sommes des iconoclastes. Finalement, nous nous retrouvons face à un paradoxe : on fabrique des images où il n’y a rien à voir. Fort de ce constat, considérant qu’il y a déjà trop d’images dans le monde, il propose des performances pour « arriver à faire plus fort que l’image », pour faire entrer le spectateur dans l’image. Il lui faut capter à la fois le réel et ce qui en barre l’accès. Son travail se situe entre l’image créée et l’expérience qui est en train de la créer. Il met en performance le corps d’autrui — corps qui, par nature, est le lieu de projection de tous les imaginaires. Le corps comme surface lisible d’un système de signes et de sensations.
« Ils continuent à s’admirer et c’est tout »
Voyage au bout de la nuit, Céline
Comme un sculpteur du vivant, il fait poser ses figurants, leur ordonne de se tenir debout sans parler et sans communiquer avec le public. Mais cette « foule » de figurants, fût-elle consentante, n’est-elle pas manipulable ? En se positionnant lui-même en despote, il fait le constat d’une société où chacun souhaite se dispenser de réfléchir et cherche le prêt-à-penser toujours disponible. Une société où personne ne se dresse devant l’imposture des hommes de pouvoir ou l’emprise sans cesse accrue de la loi sur ses passions et son enthousiasme. Lors de la performance Papoux, quatre personnages tournent autour d’un pied de micro fortement éclairé. Aucun ne s’arrête, n’entre dans la lumière et ne prend la parole…
Olivier Lecreux ne peut aller contre un environnement qui le contient ; il tente alors de le maîtriser et rend ainsi possible la construction de représentations fondées sur une connaissance réaliste des possibilités et des impossibilités inscrites dans cette réalité. Sa réaction est une sorte de contre-violence symbolique face à cette « violence inerte » des pouvoirs économiques, politiques et médiatiques.
Son travail se laisse traverser par de multiples référents ; il procède par superposition de couches : il convoque aussi bien l’actualité que son histoire individuelle et celle de ses interprètes. Dans Rires, c’est le triomphe de la télé-réalité, des sitcoms comme principe anesthésiant et abrutissant généralisé, qui devient le lieu d’une interrogation, alors que le pouvoir d’ironie de la performance Moustiques trouve son fondement et son efficacité dans un dispositif qui produit son effet au-delà des références immédiates.
L’art d’Olivier Lecreux suppose une conscience des états moyens (normés, consensuels) des attitudes, à partir desquels peuvent se décliner les propres postures de ses « figurants ». Cailloux met en scène sept figurants qui jettent des cailloux contre un mur, mais sans conviction. Dans ce monde confortable, qui peut ou veut encore se dresser et jeter des pierres à la face du monde ? Révolte ? Rébellion ? Geste acculturé d’intifada ?
La pose
Par ces mises en performance, Olivier Lecreux trouve un espace qui respecte et met en jeu des mouvements de la perception de manière plus amplifiée que dans la vie normale.
Olivier Lecreux donne au spectateur un espace pour qu’il puisse se déplacer, décider de regarder ou non l’exposition de ce qui s’y passe. Il lui donne aussi le temps de le faire. Cet espace de travail commun devient également une durée. Un espace-temps adéquat pour constituer la présence de ses performeurs. Couteaux met en scène deux rangs de figurants qui se font face, armés de couteaux. Au bout de ce couloir, deux spots créent un clair-obscur angoissant. « Je passe ou je ne passe pas ? » C’est au spectateur de décider s’il fait l’expérience de cette présentation ou ne s’en fait qu’une représentation. C’est bien ce long mouvement immobile qui aboutit à quelque chose de profondément signifiant.
Il fait alterner le prévisible et l’indéfini, la jouissance de l’attente — la scène se déroule lentement devant nos yeux, mais il ne se passe rien ou presque — et celle de la clôture — la performance dure (seulement) quinze minutes ; celle de l’étrangeté (pénombre, éclairage cru, ombres menaçantes) et celle de la reconnaissance (ses performeurs sont habillés comme vous et moi).
Olivier Lecreux pratique la performance un peu à la manière d’un cinéaste : mise en scène appuyée et contenus émotionnels forts. Mais son médium lui permet d’échapper aux lois du genre, d’explorer des fragments de fiction hors de la logique du récit et d’élaborer une temporalité et un espace spécifiques.
Il semble assumer les codes du cinéma (le couteau : l’outil hitchcockien par excellence) pour les déstabiliser imperceptiblement par surenchère (le nombre de figurants désamorce la figure du serial killer qui, généralement, agit seul). Il n’est pourtant pas dans un rapport cinématographique. Il souhaite plutôt mesurer le corps par rapport à son propre espace. Dans la vidéo La Collection (été 2003), il filme des femmes du haut de son balcon, sans être vu. Il cadre leurs corps dans leur propre marche. Il tend à saisir une « démarche objective ». Sorte de subjectivité objective où les choses seraient le moins influencées possible, vierges. À l’inverse du cinéma, qui nécessite beaucoup de moyens mécaniques et techniques pour obtenir une image, la performance est simple, économique et directe. Olivier Lecreux déroule un projet dont toute la réalité échouerait dans la grande forme et qui ne peut se développer que dans l’intime.
Le trouble
Il assume des codes sans prétendre les détruire, mais les perturbe. Il singe les poses du visiteur d’une exposition (Exposer-poser). Il sollicite un certain type de perception pour le tirer du côté de l’ambiguïté, de l’équivoque, du déséquilibre. Bataillon revient à enfermer l’humain dans ce qu’il regarde le plus : vingt-cinq figurants se tiennent debout à l’intérieur d’un cadre blanc, cadre du tableau, de l’art. Il convoque des images ready-made et leur donne une beauté au second degré où l’image de base n’est ni niée ni maintenue, mais déséquilibrée (Gym : mélange de mouvements de gymnastique et de gestes tels que le salut nazi, le Christ en croix…).
Le vacillement des signes entraîne un trouble : il n’y a plus aucun repère stable auquel se raccrocher. Il s’agit pour Olivier Lecreux d’opposer les vérités équivoques aux arrogances des systèmes normatifs de la pensée unique. Exit l’unilatéralisme.
Il n’hésite pas à faire surgir dans ses performances les signes de la soumission ou de l’aliénation (groupes de gens qui font un même geste, rires automatiques, visages fermés, prostration), mais en les déstabilisant à leur tour dès qu’ils risquent de « prendre », par l’ironie ou la dérision.
À l’opposé de toute emphase, les thèmes affichés oscillent entre tragédie, gravité et burlesque. Il pose son regard désabusé sur le monde, où il voit une foule qui se résigne à être esclave à condition de pouvoir poser un regard d’esthète sur sa propre condition. L’art d’Olivier Lecreux n’est à chercher ni dans les stratégies de combat (le modèle guerrier), ni dans l’acceptation cynique ou résignée de la logique du spectacle, mais plutôt dans une façon de susciter toutes sortes de glissements, de dérapages et d’incertitudes.
Bertrand Charles
commandes
Huit performances ont été réalisées entre 2006 et 2012 dans des centres d’art en France et à l’étranger.
Blondes and Brunettes Glory Holes, 2011 & 2012



Une fois que le public est entré dans la pièce, j’apparais avec trois femmes, chacune ayant la même couleur de cheveux. Je les fais entrer dans une boîte en bois, dont la surface est amovible. Sur cette surface, il y a trois ouvertures, où elles placent leurs têtes. Je recouvre et étale leurs cheveux à la surface, puis active deux ventilateurs qui font légèrement vibrer ces cheveux.
La performance dure 30 minutes. Ensuite, je viens rouvrir la boîte, je libère les femmes, et nous quittons ensemble la pièce.
La première représentation a eu lieu à Annecy, en été 2011, pendant la résidence Summer Lake à l’École d’Art d’Annecy. (3)
La deuxième a eu lieu au 104, à Paris, en hiver 2011. (2)
La troisième, une version brune, s’est déroulée à Marseille, en juin 2012. (1)
Trophées, 2009

La performance a eu lieu à Bruxelles, en avril 2012, lors de l’exposition Angle Mort. J’ai disposé quatre figurants sur une mezzanine, au-dessus d’une pièce. Seuls leurs visages étaient visibles, tandis que le reste de leur corps restait en retrait. La performance s’est déroulée tout au long du vernissage de l’exposition.
Trou, 2009

Pour le vernissage d’une exposition à Vézelay, en mai 2009, j’ai disposé six figurants dans un ancien espace de garagiste, utilisant cette fosse où l’on accède aux véhicules pour les réparations. Entourés de fumée et de lumière, les spectateurs pouvaient faire le tour de ces figurants, qui restaient immobiles. La performance a duré 30 minutes.
Remorque, 2008

Pour le vernissage d’une exposition à l’Athénéeum, à Dijon, en octobre 2008, j’ai engagé un groupe de math rock qui se tenait sur une plateforme avec leurs instruments. Cette plateforme était tirée par douze figurants qui déplaçaient la remorque devant le centre d’art, au milieu du vernissage.
Fantôme, 2008

Pour une exposition au château de Gien, en octobre 2018, dans un espace souterrain du lieu, j’ai réuni 15 figurants placés sous un grand drap blanc.
Le nombre de spectateurs était limité à une personne à la fois ; chacun entrait individuellement et restait le temps qu’il souhaitait.
La performance était ainsi organisée en plusieurs séances tout au long de la journée.
Jacquerie, 2008

À Barbirey-sur-Ouche, en septembre 2018, lors d’une exposition, ma performance a eu lieu à la tombée de la nuit. On pouvait se tenir devant le château et, au loin, apparaissait progressivement une lueur. Cette lueur était formée par une trentaine de figurants portant des torches. Ils s’avançaient jusqu’à s’arrêter devant les spectateurs.
La performance a duré 15 minutes, puis les figurants ont jeté leurs torches et sont repartis.
Vigiles, 2008

J’ai été invité par la SKUC Galerie à Maribor, en Slovénie, en janvier 2018, pour investir une vitrine de 3 mètres sur 3. À Maribor, j’ai engagé quatre vigiles que j’ai placés dans cette boîte, soumis à un crescendo de lumière, de fumée et de son. Le son a été conçu par le DJ Jakenpop, qui a augmenté le tempo, le volume et l’intensité. Une fois sur place, je les ai exposés à ce maximum, et la performance a duré 30 minutes.
Drapeaux, 2008


À Dijon, à l’Athénéeum, en avril 2024, j’ai engagé 40 figurants, chacun portant des drapeaux faits de couvertures de survie. Ils se sont déplacés le long des pelouses du campus, formant un parcours continu, mais parfois ils s’arrêtaient en cours de route, créant des pauses dans leur progression.
La performance a duré deux heures.
études
Toutes les performances suivantes ont eu lieu à l’École des Beaux-Arts de Dijon, durant mes études, entre 2005 et 2007
Intifada, 2007

Cinq figurants sont éclairés par l’arrière, projetant leurs ombres sur un grand mur face à eux. À leurs pieds, sur leur droite, un tas de cailloux. Après dix minutes, ils commencent à jeter les cailloux de manière désinvolte et lente contre le mur. Le public, qui n’est pas limité en nombre, se trouve derrière les spots, observant la scène. La performance dure au total 25 minutes.
Couteaux, 2007

Vingt figurants, dans une grande pièce sombre, sont éclairés uniquement par deux spots placés sur le côté, illuminant deux groupes de dix face à face. Tous sont immobiles, vêtus de couleurs sombres, chacun tenant un énorme couteau de cuisine dans la main droite. Les spectateurs entrent soit individuellement, soit en couple, et peuvent circuler devant, derrière ou au milieu des figurants. L’ensemble de la performance a été organisée en plusieurs séances durant l’après-midi.
Cavalerie, 2007

Huit figurants, vêtus de leurs habits habituels mais sombres, se tiennent debout sur des cimaisess d’exposition de 2,70 mètres de haut. Ils restent immobiles, les regards fixés vers l’avant.
Sur le sol, à l’avant de la scène, une batterie complète, avec caisse claire, grosses caisses, toms et cymbales.
La performance dure 15 minutes, et le nombre de spectateurs présents reste toujours inférieur au nombre des figurants.
Bataillon, 2007

Douze figurants, vêtus de leurs habits habituels mais sombres, se tiennent ensemble et forment un groupe compact. Un cadre rigide, horizontal, les entoure complètement, reposant sur leurs épaules et délimitant leur espace.
La performance dure 15 minutes par séance, et le nombre de spectateurs présents reste toujours inférieur au nombre des figurants.
Moustiques, 2007

Dix figurants, vêtus de leurs propres vêtements de couleur sombre, sont réunis en cercle autour d’un spot très lumineux placé au sol. Ils restent immobiles, se penchant légèrement vers cette lumière. Le nombre de spectateurs n’est pas limité, et ils peuvent circuler librement autour, passant devant ou derrière ces figurants, observant la scène comme ils le souhaitent.
Projecteurs, 2006

Dans une petite pièce, deux figurants, vêtus de vêtements sombres, ont une lampe torche fixée à leur bras. Dès qu’un spectateur entre dans la scène, les deux figurants dirigent immédiatement la lumière vers son visage. La performance est organisée en plusieurs séances, et les visiteurs peuvent rester aussi longtemps qu’ils le souhaitent dans la pièce. Le nombre de visiteurs reste toujours inférieur ou égal au nombre des figurants.
Ronde, 2006

Dans une grande pièce sombre, un micro doré est posé sur un pied, branché. Une lumière faible éclaire légèrement l’espace depuis ce pied. Trois figurants, vêtus de couleurs sombres, tournent très lentement autour du micro. Le nombre de visiteurs reste toujours inférieur ou égal au nombre des figurants.
Rires, 2005

Dans une petite pièce sombre, seize figurants sont assis sur des chaises, faisant face à un mur. Les spectateurs arrivent par l’arrière, sans limite de nombre. Les figurants portent leurs propres vêtements et ont pour consigne de faire un faux rire d’environ cinq secondes, puis de faire une pause de cinq secondes, et de répéter ce cycle. Peu à peu, ce rire s’intensifie jusqu’à se transformer en un fou rire collectif.
audio
Album réalisé en 2007, issu d’un travail de recherche sonore mêlant expérimentations, textures et formes musicales en construction.















































































































































































































































































































































